Canne à sucre : une récolte 2026 en baisse, quel avenir pour notre filière face au marché mondial ?

La campagne sucrière 2026 aura été particulièrement difficile en Guadeloupe, avec environ 312 700 tonnes de cannes récoltées, soit une baisse d’environ 35 % par rapport à 2025.

Au-delà des chiffres, cette baisse de la production nous interpelle collectivement. Pour les planteurs, elle intervient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses préoccupations : rendements des parcelles, coûts de production, disponibilité de la main-d’œuvre, replantation, mécanisation, entretien des cultures et valorisation de la canne.

Dans une interview accordée au Courrier de Guadeloupe, Nicolas Philippot, directeur de l’usine Gardel, revient sur les résultats de cette campagne et livre son analyse sur l’avenir de la filière canne-sucre en Guadeloupe.

Parmi les pistes évoquées figure notamment la volonté de mieux valoriser la production guadeloupéenne par la qualité et la différenciation, avec une place importante accordée au développement de la canne et du sucre bio.

L’entretien aborde ainsi plusieurs sujets qui concernent directement les planteurs : rendements, rémunération de la canne bio, coût du désherbage et de la main-d’œuvre, replantation, remise en culture des friches, aides FEADER, mécanisation ou encore évolution des pratiques agronomiques.

Mais derrière ces différents sujets se pose une question plus large : comment assurer durablement l’avenir économique de notre filière dans un marché du sucre mondialisé ?

Selon l’analyse développée par Nicolas Philippot, la Guadeloupe ne peut pas rivaliser uniquement sur les volumes et les coûts de production avec les grands pays producteurs de sucre. Il estime donc nécessaire de rechercher davantage de valeur ajoutée et de différenciation pour notre production.

Ces orientations méritent d’être examinées et discutées au regard des réalités vécues sur nos exploitations. Quelles perspectives offrent-elles réellement aux planteurs ? Quelles conditions seraient nécessaires pour les mettre en œuvre ? Et comment garantir, dans ces évolutions, une rémunération et un avenir durables pour ceux qui produisent la canne ?

Cet entretien apporte des éléments au débat sur l’avenir de notre filière. En tant qu’agriculteurs, planteurs et acteurs de la filière, il est important que nous puissions prendre connaissance de ces analyses, les confronter à nos réalités de terrain et participer pleinement aux réflexions sur les orientations à venir.

Nous vous invitons donc à lire l’interview complète publiée par Le Courrier de Guadeloupe et à vous faire votre propre opinion sur les perspectives proposées pour l’avenir de la canne en Guadeloupe. le lien

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